En ce moment de Corona enfermée à la maison, je viens partager ce qui m’attire, m’apaise, me met en joie !

Aujourd’hui, je viens de lire sur le blog d’une enseignante américaine de Méditation de Pleine Conscience, une amie ; un texte qui m’a plu et que j’ai eu envie de traduire et partager.

Oui, j’ai pratiqué la méditation dans une école de bouddhisme tibétain pendant 25 ans. C’est alors que j’ai rencontré l’auteur de ce blog Patricia Ullman qui enseignait et transmettait la pratique de la méditation et les enseignements reçus de grands Maîtres tibétains.

J’ai été émue de retrouver mes racines et de sentir  pourquoi j’avais vécu cette aventure humaine et extraordinaire au cœur de l’esprit. Tout simplement, pour m’aider à affronter aujourd’hui ces événements troublants sans flancher. Ni du côté de la peur, ou des comploteurs. Rester stable dans l’adversité et cultiver l’amour.

Développer  la compassion, l’empathie, la sérénité dans la tempête de l’esprit à appliquer dans la vie de tous les jours. Etre en amitié avec ses émotions. Ce que l’on apprend sur le coussin, on l’emporte avec soi.

Revenir à l’essentiel. Retrouver l’essence. Reprendre sens.

«  Chers amis,

C’est le premier article de mon blog hebdomadaire à propos de la Méditation de Pleine Conscience. J’en avais déjà un de prêt à poster aujourd’hui, mais en me réveillant ce matin et en ressentant ma propre tristesse et peur face aux événements, j’ai voulu offrir quelque chose de plus direct.

La Pleine Conscience peut sembler presque banale en ce contexte, quelque chose pour les privilégiés ou les insensés qui pensent que la malchance ne croisera pas leur chemin. Mais vraiment cela signifie être éveillé à nos vies, en évitant ni la réalité fondamentale ni en cédant à  toutes sortes d’espoirs, de peurs, de fantasmes et de paniques. Mais avant tout, cela veut dire être conscient de nos espoirs, de nos peurs, de nos fantasmes, paniques, et en appréciant l’humanité ordinaire de ces émotions tout en prenant soin de nous avec empathie et attention.

Alors j’offre cette contemplation du nom de L.O. V. E,  qui est une façon de se détendre de la lutte à la douleur physique ou émotionnelle et pour se relier plus directement, avec plus d’amour à ce que l’on ressent. (cf la version ci-dessous pour travailler avec des émotions spécifiques). Quand tout le reste a échoué, vous pouvez simplement reposer votre esprit sur votre respiration, inspirer et expirer, de façon douce et lente. Si vous avez des difficultés à respirer, vous pouvez utiliser les sons autour de vous comme alternative à votre détresse physique et mentale. Rappelez-vous que la douleur est naturelle, et que lorsque l’on peut réduire notre lutte contre elle, nous pouvons réduire notre souffrance. Et nous pouvons être plus calmes et disponibles pour aider les autres.

Note : Ceci ne veut pas dire que vous « devez » être capables de rester seuls avec vos ressentis. S’il vous plait prenez soin de rester connectés aux autres personnes, virtuellement ou par téléphone ; sortez sur le balcon ou devant chez vous pour sentir l’air frais ; et recherchez l’aide d’un thérapeute si vous avez besoin de plus de soutien. Nous sommes ensemble face à tout ceci.

LOVE

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CONTEMPLATION : La Pratique de Demeurer Aimant

L.O.V.E = Localiser – Observer – Valider – Embrasser

Commencez par vous installer confortablement, assis.e ou allongé.e. Reposez-vous un petit moment, ou autant que vous le désirez, tout en portant votre attention à votre respiration naturelle. Puis, suivez ces étapes, aussi doucement ou brièvement que vous voulez :

Localiser : Regardez comment vous vous sentez à ce moment, et choisissez une émotion sur laquelle vous concentrer pour cette pratique. Par exemple, vous pouvez vous sentir anxieux.se, triste, dans la peur, en colère, dans la fatigue, tendre, dans l’espoir. Voyez s’il y a un endroit dans votre corps où vous ressentez cela, et si oui, concentrez-vous sur cette partie. Sinon, gardez seulement à l’esprit la sensation de cette émotion. Cela peut prendre un peu de temps alors que vous commencez seulement à ralentir et de vous connecter à votre être. Choisissez.

Observez : Ensuite, observez cette sensation/sentiment sans y attacher de nom ou de jugement. Seulement noter ce que cela vous fait sentir, si cela vous semble petit ou grand, quelle force, si cela parait vif, terne, pulsé, intermittent ou constant, si cela vous fait sentir bouillant, chaud, frais, etc… Ce genre d’observation possède des qualités d’attention, de curiosité, d’intérêt, et de soin et à la fois sans jugement.

Valider : Acceptez cette sensation, telle qu’elle est. Acceptez d’être en train de l’expérimenter, autant que possible. C’est en train d’arriver, vous le ressentez. Personne d’autre ne peut vous dire comment l’expérimenter, il n’y a pas de « devoir ».

Embrasser : Reposez-vous avec cette sensation, seulement dans l’expérience de celle-ci, directement et personnellement. Notez si vous commencez à y penser, vous parlant à vous–même, plutôt que d’être simplement avec elle. Alors que vous inspirez, imaginez que vous respirez dans la sensation, l’embrassant et l’acceptant ; alors que vous l’expirez, reposez-vous dans la conscience de la sensation et détendez-vous dans l’espace autour de vous. Vous êtes en train de guérir par la respiration en apportant de l’oxygène dans la sensation, et expirez la tension, la peur et les pensées à propos de la sensation. Vous l’embrassez comme si vous réconfortiez un enfant blessé en le prenant dans vos bras. Continuez autant qu’il vous plait. Quand votre esprit s’évade, revenez gentiment.     

Puis, lâchez cette pratique et reposez vous dans la conscience globale de votre corps et de la respiration, pour autant de temps que vous le désirez. Quand vous êtes prêt.e, levez-vous doucement et entamez votre journée. »

© Patricia Ullman 2019

Traduction Laurence Francqueville