Etre gentil ne devrait pas s’apprendre, cela devrait être naturel. Et pourtant, c’est une pratique bouddhiste à laquelle on peut s’entraîner. Puisse La bienveillance fleurir en ces jours difficiles.

Je vous présente un autre texte de Patricia Ullman, écrit depuis le confinement où elle se trouve à Washington, et que je vous ai traduit ce matin depuis l’Ariège. Belle journée à vous.

Patricia Ullman

 » J’ai entendu dans une rediffusion l’autre jour que la raison pour laquelle l’épidémie de la grippe espagnole de 1918 avait disparu mystérieusement de notre mémoire collective venait du fait que de nombreuses personnes s’étaient ensuite senties honteuses.

Cela s’expliquait par la culpabilité que les survivants ressentent souvent, une honte irrationnelle d’être vivant quand autant d’autres mouraient. Mais l’orateur relatait également que la peur et la panique répandues à travers le monde avaient créé encore plus d’égoïsme et de cupidité.

Certains n’ont pas aidé les autres comme ils auraient pu, et ils ont amassé des choses et qu’alors d’autres ne pouvaient obtenir ce dont ils avaient besoin. Je peux imaginer comment, après que le danger de la maladie fut passé, comme de personnes authentiquement bonnes se sentirent consternés par leurs propres comportements et eurent de nombreux regrets.

Il y eut aussi de belles histoires de personnes prenant soin des autres sans se mettre en retrait : des infirmières, voisins, familles et des personnalités publiques. En des temps incertains et de craintes comme ceux-là,  et comme en ce moment, le meilleur peut ressortir des gens. Il existe ce sentiment que nous sommes tous ensemble.

Donc c’est un rappel que nous pouvons être conscients de ce choix. Nous pouvons activement, faire un effort délibéré pour agir en aidant. L’alchimie de tout cela est puissante, cela apporte espoir et inspiration en nous-mêmes et autour de nous pour que le meilleur de l’humanité puisse survivre et s’accroître.

Quelques actes simples de gentillesse :

En ces temps de bouleversement sur tous les fronts, voici quelques idées d’actes de gentillesse qui peuvent faire la différence et nous aider à nous renforcer. Je sais qu’il y en a beaucoup d’autres que vous pratiquez déjà, alors j’aimerais que vous ajoutiez cela à votre liste :

* En premier, ne pas blesser. Pratiquer « la distance sociale » autant que possible, limiter ses déplacements et suivre les conseils basiques de santé : ne pas toucher les autres, tousser et éternuer dans votre coude, se laver les mains souvent et soigneusement, et garder son  espace de vie propre.

* Appeler ses proches, amis et voisins pour dire bonjour et vérifier comment ils se portent, particulièrement ceux qui vivent seuls.

* Stocker de la nourriture, des provisions qui vous sont nécessaires, mais pas plus.

* Proposer à une personne malade ou âgé.e de rapporter quelque chose du magasin, et spécialement si vous y allez. Laisser ses affaires dehors, devant sa porte pour éviter le contact, mais vous pouvez sourire, dire bonjour et discuter depuis une distance de sécurité.

* Envoyer des emails ou des cartes aux gens avec lesquels vous avez envie de renouer.

* Offrir à une personne âgée de balader de son chien.

* Ecouter l’autre avec curiosité, lui donnant pleine attention et empathie.

* Sourire et dire bonjour quand vous croisez des gens dans votre immeuble, dans la rue et demandez-leur comment ils se sentent.

*  Penser à dire « Je t’aime » aux personnes que vous aimez.

* Faire des donations aux organismes locaux et aux causes importantes.

* Envoyer des vœux sincères aux gens pour leur santé et leur sécurité. »

© Patricia Ullman 2019

Traduction Laurence Francqueville